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Éolien en mer : ces 50 milliards d'euros qui finiront sur votre facture

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Lettre d'information


Éolien en mer : ces 50 milliards d'euros qui finiront sur votre facture

Paris le 29/3/2026
Le coût réel de l'éolien en mer ne se voit pas encore. Mais il est déjà là : 50 milliards d'euros de réseaux, qui seront payés, ligne par ligne, sur la facture d'électricité des Français.

L'acheminement de l'électricité jusqu'à votre domicile.
On parle beaucoup de production d'électricité. On parle très peu de ce qu'il faut construire pour l'acheminer lorsque les centres de production sont disséminés sur l'ensemble du territoire, comme c'est le cas pour l'éolien et le solaire : lignes à haute tension, pylônes, transformateurs. Pourtant, c'est là que se joue une part majeure du coût réel des choix énergétiques.
Les chiffres sont désormais connus (1) . Selon RTE, l'entreprise publique qui exploite les lignes à haute tension en France, près de 100 milliards d'euros investira dans le réseau électrique d'ici 2040. Sur ce total, plus de 50 milliards d'euros sont directement liés au raccordement des parcs éoliens en mer -soit près de 2 fois le budget annuel de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Ces infrastructures ont en outre des impacts significatifs :
elles impliquent la création de lignes et d'ouvrages traversant des espaces littoraux et naturels sensibles, parmi les plus précieux pour la biodiversité, en particulier pour l'avifaune.

Ces milliards ne tomberont pas du ciel. Ils seront payés par tous.
Concrètement, ils passent par le TURPE — le Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité — qui correspond tout simplement au coût du transport de l'électricité. C'est une ligne bien réelle très soigneusement "masquée" de votre facture. celle ci correspond à l'acheminement de l'électricité jusqu'à votre domicile. Elle peut correspondre actuellement à 30% du total. Elle est payée par tous, quel que soit le fournisseur.
Chaque nouveau kilomètre de ligne, qu'il soit aérien ou enterré, chaque transformateur, chaque raccordement en mer se retrouve, au final, dans cette ligne de votre facture.
Or ces investissements supplémentaires reposent en plus sur une hypothèse contestable : celle d'une forte hausse de la consommation d'électricité. Dans la réalité, la consommation en France est stable depuis près de vingt ans, autour de 450 TWh, et tend même à diminuer ces dernières années.
La situation est donc claire : ce sont 50 milliards d'euros engagés inutilement pour adapter le réseau à des besoins qui, à ce jour, ne se matérialisent pas.
Le coût de l'acheminement de l'électricité a déjà fortement augmenté ces dernières années. Une poursuite durable de cette hausse apparaît désormais inévitable.

Privatisation de RTE ?
Au-delà de la facture, la question du financement devient centrale. De tels montants impliquent un endettement croissant pour RTE. Face à l'ampleur des sommes en jeu, l'ouverture du capital à des acteurs privés apparaît comme une évolution difficilement évitable, ce qui reviendrait à engager une privatisation progressive de cette infrastructure stratégique, aujourd'hui au cœur du service public de l'électricité et garante de l'indépendance énergétique de la France.
Cette dynamique découle directement des choix actuels en matière de politique énergétique, notamment du décret relatif à la PPE3 (programmation pluriannuelle de l'énergie). 
Elle engage la France dans une trajectoire de dépenses lourdes, durables et difficiles à corriger, alors même que notre pays est déjà fortement endetté.

"Ces 50 milliards d'euros ne disparaîtront pas : ils réapparaîtront, mois après mois, sur la facture d'électricité des Français".

 


Contact

Jean-louis Butré
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08


 

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