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Électricité : "les contresens d'un « monopole naturel "

Électricité : "les contresens d'un « monopole naturel "

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Lettre d'information


Électricité : les contresens d'un
"monopole naturel"


Imaginer un instant reconstruire le réseau ferroviaire français en créant des dizaines de milliers de nouvelles gares, dispersées au hasard du territoire, puis construire dans l'urgence des milliers de kilomètres de voies pour les relier entre elles ?   

Personne n'accepterait une telle absurdité.   
       

Pourquoi l'accepterait-t-on pour l'électricité ?       

Car c'est exactement ce que produit aujourd'hui la politique énergétique en cours :

un système où l'on multiplie les points de production, puis où l'on tente, à grands frais, de reconstruire le réseau pour les raccorder.  C'est un contresens               


Un principe économique fondamental ignoré : le monopole naturel           

Le réseau électrique n'est pas un marché comme les autres.   

C'est un monopole naturel : son efficacité repose sur l'unicité, la cohérence et l'optimisation de l'infrastructure.   Plus le système est centralisé et structuré, plus il est performant et moins il coûte.

Dans tous les grands réseaux – ferroviaires, autoroutiers, électriques – la logique est la même on planifie, on optimise, on mutualise.

La politique actuelle de la PPE3 – la Programmation pluriannuelle de l'énergie, qui engage la politique énergétique de la France pour les décennies à venir fait exactement l'inverse.


D'un système cohérent à une fragmentation généralisée      

La France disposait d'un modèle électrique robuste :  quelques dizaines de grands sites de production (nucléaire, hydraulique, thermique), connectés à un réseau conçu pour distribuer efficacement l'électricité.

Aujourd'hui, avec le développement du massif de l'éolien et du solaire, ce modèle est remplacé par une dispersion extrême des moyens de production.            

Des milliers, demain des dizaines de milliers d'installations, ne seront pas adaptés en fonction des besoins du système, mais au gré des opportunités locales.


Un réseau construit à l'envers

Chaque installation devient un point à raccorder.  Le réseau ne structure plus le système. Il devient une contrainte permanente.

Comme dans l'exemple ferroviaire, on ne part plus d'une logique d'ensemble.

On construit après coup :

   - des lignes électriques pour relier des sites dispersés vers des postes sources  

   - des postes et transformateurs pour gérer les flux erratiques  

   - des lignes de réseau pour équilibrer une production non maîtrisée.

C'est une logique de l'acrobatie permanente

L'intermittence : un facteur structurel aggravant et incontrôlable 

À cette fragmentation s'ajoute l'intermittence.    

L'éolien et le solaire produisent de manière aléatoire.    

Le système doit donc en permanence compenser leurs variations, mobiliser des moyens pilotables, absorber des excédents ou combler des manques.

Cela entraîne une complexité accrue, des investissements supplémentaires et une fragilisation globale du système.


Une dérive ruineuse              

Cette transformation a un coût considérable :

  - investissements massifs dans les réseaux,

  - hausse durable des charges pour les consommateurs,

  - artificialisation des territoires,

  - perte d'efficacité globale.

Et tout cela pour adapter le système à une production dispersée, au lieu de concevoir la production en fonction du système.


Une inversion des priorités             

Historiquement, on construisait un réseau pour alimenter un pays.  Aujourd'hui, on transforme le réseau pour raccorder une multitude d'installations.

Sur ne planifie plus. Sur subit 


Un choix structurant pour l'avenir            

Derrière cette évolution se joue une question fondamentale :

Aurons-nous un système électrique maîtrisé, optimisé et stable, ou un réseau fragmenté, coûteux et de plus en plus difficile à piloter ? 
 
Ce choix engage durablement la souveraineté de la France .


Contact

Jean-louis Butré
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08

Michel Faure
michel.faure@yahoo.fr
06 07 41 68 55


 

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